Ou « comment commencer à vivre sa vie à fond du jour au lendemain? »

Ceux qui suivent mes aventures depuis le début le savent, je suis une chômeuse sans vergogne en train de créer ma propre entreprise. Devenue super pote avec l’ami Paul Emploi il y a déjà quelques mois, je travaille également sur un projet de création d’entreprise autour de l’écriture, de la découverte et des mauvaises blagues. Comme tu peux le constater, je ne suis pas encore excellente pour vendre mes services mais l’essentiel y est: je veux (et vais) m’amuser.

Je ne suis donc pas la chômeuse qui glande en pyjama devant la télé toute la journée – bien que cela soit super tentant les jours où tu découvres la nouvelle meilleure série du monde. Je suis plutôt la chômeuse-entrepreneure qui passe sa journée derrière son PC à bosser en pyjama. Une chômeuse 2.0 si tu préfères.

Mes seins adorent ce chômage. Ils n'ont pas à aller à la prison des seins tous les jours.

Mes seins adorent être au chômage. Ils n’ont pas à aller à la prison des seins tous les jours.

Comment en suis-je arrivée à (essayer) d’entreprendre?

Comment en arrive-t-on à quitter un CDI grassement rémunéré dans les ressources humaines (boulot pour lequel j’avais fait 5 ans d’études, au passage) pour un projet très abstrait?

Je suis 100% certain que je suis 0% sûr de ce que je vais faire.

Tout d’abord, il y a une prise de conscience. Un constat. Un moment où tu te dis que t’as pas fait toutes ces études, ces voyages, ces rencontres, pour finir dans ce que certains appellent un bullshit job, ou un job à la con. Un boulot où tu as beaucoup de travail mais où l’utilité de ce que tu es en train de faire t’échappe royalement. Et te déprime énormément. Tu réalises que tu n’es pas heureux alors que sur le papier tu as tout pour l’être (et on ne se gêne pas pour te le rappeler). Que t’es pas plus bête qu’un autre et qu’au bout d’un moment, tu en as marre de poursuivre les rêves des autres.

Ma vie au boulot

En plus de ça, avoir un pied dans les RH m’a fait très vite prendre conscience de l’absurdité du fonctionnement des grandes entreprises et de la malhonnêteté qui y règne en maître.

Je dois me casser d’ici ou je pense que je vais péter un câble.

Et bien quand j’en suis arrivée là, et j’ai décidé de partir. Partir pour tenter de créer un monde meilleur, avec des bisounours et des gens bien intentionnés. Partir pour être plus heureuse, vivre plus simplement et apprécier le moment présent. Ne pas avoir de regrets. Et j’ai fait ça en négociant une rupture conventionnelle, tant qu’à y être (pas folle la guêpe).

Ce que j’aurais aimé faire en partant

Je suis donc partie avec le seul but de préserver ma santé, mentale et physique, quelque peu bafouée sur les derniers mois passés dans ce job. Et avec comme deuxième but un vague projet de café. Sur le moment, je me rends compte que ça comporte beaucoup de risques, de tout quitter sans trop savoir où aller. Et je sais que même aujourd’hui je ne suis pas consciente de tout ceux que je prends. Mais j’ai surtout pris conscience de ce qui pourrait se passer si je ne les prenais pas. C’était le moment de reprendre ma vie en main, de chercher à me réaliser. On s’en rend bien (trop) compte tous les jours, la vie est trop courte pour se faire chier dans un boulot qui ne mène nulle part, ne t’apprend rien, voire même, te fait du mal. Alors je me suis cassée.

Ca, c’est moi qui me casse (dans mes rêves)

La découverte du monde merveilleux de l’entrepreneuriat

Après deux mois de voyages et de récupération de joie de vivre, j’ai commencé à envisager un premier projet. Et c’est le moment où je réalise que je ne connais rien du monde de la création d’entreprise. Et c’est surtout le cas quand tu débarques du monde salarié.

Car depuis que je suis au chômage, je suis passée par tous les stades émotionnels: de l’euphorie à la dépression, de la sensation de pouvoir révolutionner le monde à être persuadée d’être la plus grosse merde sur terre, une sale profiteuse qui ne réussira jamais rien (que ça). Pour tout te dire, j’ai changé de projet 4 fois depuis début mars (nous ne sommes que début décembre). Et avec au milieu de tout ça avec un gros black-out au début de l’été. Je ne trouvais plus de nouveau projet, j’étais complètement perdue. Retourner dans le monde salarié était inenvisageable, et j’étais tellement paniquée que je ne pouvais pas trouver la force de réfléchir à un nouveau projet.

J’imite super bien le hot-dog.

Comme tu peux le voir, ce sont les montagnes russes au quotidien. Car il y a aussi ces moments dingues où tu trouves LE projet révolutionnaire. L’idée du siècle, ton bébé, le futur mec (ou future copine) qui va te faire vibrer, te faire avancer dans la vie comme jamais. Ton cœur bat la chamade, tu appelles tous tes proches, prêt à sabrer le champagne pour fêter ta future réussite très proche.

Il y a des jours où c’est incroyable…

… et d’autres où c’est plus… compliqué.

 

 

 

 

 

 

 

En réalité, l’entrepreneuriat, c’est un peu comme le monde de Narnia: on ouvre une porte, et on découvre un monde incroyable, complètement dissimulé du commun des mortels (sans le lion qui parle, je préfère te prévenir tout de suite). Un monde à part entière avec sa culture, ses stars, ses émotions, sa littérature et ses codes. Certes, il n’est pas dissimulé dans un placard comme le film en question. Il est là, sous ton nez, et il vit sa vie. C’est juste qu’avant, je sais pas toi, mais moi, je n’y prêtais pas la moindre attention.

Ouvre la porte ma petite …

Et tu vois, finalement, j’ai découvert plein de choses, en peu de temps:

  • le rôle prépondérant de la communauté et l’importance de se constituer un réseau (un vrai réseau, pas ajouter 1000 personnes sur viadéo, hein, je te connais)
  • comment la confiance en soi et la créativité sont liées et peuvent aider le porteur de projet au quotidien
  • pourquoi faut-il échouer pour réussir (et au final, ça, ça m’arrange pas mal car la-dessus, je suis plutôt balaise)
  • toute la littérature et les ressources existantes autour de l’entrepreneuriat (c’est absolument dingue tout ce qu’on peut trouver d’ULTRA utile)
  • comment l’entrepreneuriat peut très vite devenir une drogue.

Et tout ça, je veux le partager avec toi. Pour que ça te fasse peut-être un peu moins peur, pour que tu te poses toi aussi les bonnes questions, pour que tu vois que même le premier des boulets peut tenter sa chance, et pour te montrer que c’est excitant et que ça peut être une belle aventure. J’aborderai ces sujets là au fur et à mesure sur le blog, si ça t’intéresse. Et si ça t’intéresse pas, ben… je vais quand même très probablement le faire (oui, je suis un peu têtue).

Toi à la fin de cet article <3

 

 

Tu vas voir, ça va être super FUN.