« Everything happens for a reason ». Ça claque plus en anglais, non?

C’est peut-être la phrase qui résume le mieux ce qui se passe dans ma vie depuis quelques temps. Et très probablement dans la tienne également. Sauf que j’ai toujours trouvé cette phrase particulièrement insupportable.

Surtout dans les moments les plus sombres de ma courte vie, ceux où je me transforme en « Dark Camille ».

C’est un peu comme le fameux « un de perdu, 10 de retrouvés », alors que tu viens justement de perdre toute ton estime et amour propre. Et de toute façon, tu sais TRÈS BIEN que cette phrase est totalement fausse. D’ailleurs, j’ai compté pour ma part, et j’en ai eu plus de 500 la dernière fois (cf mon article sur Tinder)

BREF. Je disais qu’il semblerait que tout arrive pour une raison.

Quand j’étais en train de me plaindre de mon pauvre sort en me disant que je n’arriverai jamais à accomplir quoi que ce soit de ma vie parce que j’étais aussi intéressante qu’un débat de primaire de la droite, et que cette phrase me revenait en tête, je criais au bullshit. Je criais à l’injustice: (il faut lire cette phrase en criant avec le nez qui coule parce que tu es en train de pleurer ta race) « ça marche peut-être pour les autres, mais moi non, tout ce qui se passe n’a aucun sens et ne me mène nulle part, alors ras le cul de ta phrase de merde! » (je suis très vulgaire quand je suis en colère)

Puis, j’ai commencé à voir progressivement que OUI: tout arrive pour une raison. Car si j’avais pas quitté ce boulot en étant complètement détruite, j’aurais pas galéré à me poser 12 milliards de questions à la seconde sur le sens de mon existence. Et j’aurais pas enchaîné les expériences qui ont suivies et qui, sur le coup, m’ont parue sans intérêt. Je sentais juste que je devais les faire, j’avais envie de les faire, et je me suis souvent dit « On verra bien ».

Et donc, j’aurais jamais créé ce blog.

J’aurais jamais su que j’aimais raconter des histoires. J’aurais pas décidé d’essayer d’en faire mon métier. J’aurais pas rencontré les copains du coworking qui ont parlé du concours d’Aéroports de Lyon. Ce concours où ils proposent de financer un voyage qui « change la vie ». Et j’aurais jamais postulé.

Je leur aurais jamais envoyé le texte qui suit (enfin là c’est qu’une partie).

Je serais pas passée devant le jury pour défendre mon projet.

Ma tronche de cake

Ma tronche de cake qui essaye de convaincre le jury

Et j’aurais pas gagné le concours, du coup.

** CRIS HYSTÉRIQUES ET DANSE DE LA PEUR JOIE SOUS LA PLUIE ET DANS LE FROID PARCE QU’ON EST EN NOVEMBRE **

J’aurais pas non plus fêté ça avec ma super pote Laure. Nous n’aurions probablement jamais pris cette photo sous l’influence de la boisson maudite. Un mercredi soir.

Sobre et chic

Sobres et chics


Voyage en Inde – sur la route du bonheur

JOUR 1

J’ai toujours trouvé que les perches à selfie c’était pour les cons.

Ne le prenez pas personnellement, c’est pas contre vous. C’est juste que je me suis toujours fait la promesse de ne jamais faire partie de ce clan. Jusqu’à hier. Hier, j’ai acheté ma première perche à selfie.
Mais avant d’en venir aux faits qui m’ont poussée à cette extrémité, revenons là où tout a commencé.

C’était il y a 2 ans. Un ras le bol. Une sensation d’étouffer, d’être incomprise, d’être peut-être même un peu folle, comme à contre courant. L’impression que tous les gens autour de moi avaient reçu un guide leur apprenant à gérer la vie d’adulte. Moi, à 25 ans, j’avais l’impression de n’avoir rien compris et qu’on m’avait oubliée.
Un boulot et des collègues qui me tiraient vers le bas, le bonheur qui restait introuvable, des histoires d’amour qui tournaient en rond, vraiment, c’était le bordel.
« C’est pas possible que la vraie vie ce soit ça. »
Bien diplômée, en France et à l’étranger, devenue cadre amorphe, relativement riche, et triste à en mourir. Voilà le tableau.

Alors j’ai tout quitté. J’ai quitté cette vie toute tracée, sans saveur, sans rêve, sans émotion.

Je suis partie en voyage. J’ai lu tout ce que je pouvais lire sur le bonheur, j’ai commencé à écrire, à dessiner, à chanter, à faire du théâtre, prendre des photos, faire de la méditation, parler, rire. Puis aimer. Aimer ma vie, aimer les gens, aimer qui j’étais.
J’ai créé un blog, une micro entreprise, ma personnalité, des amitiés, et un réseau. J’ai créé et j’ai enfin commencé à exister. J’ai commencé à revoir les couleurs en vif, entendre les oiseaux gazouiller, et à danser sous la pluie.
Aujourd’hui, je veux aller plus loin. Je veux plus de sérénité, d’aventures, d’authenticité, de créativité.
Le chemin que j’ai emprunté il y a 2 ans se prolonge, pour mon plus grand plaisir!
Mais les peurs sont toujours là. Peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas être « assez » ou être « trop ». Peur d’échouer, de me mettre en avant, d’être vraiment qui je suis, sans doute. Peur d’envoyer chier, d’écouter mes intuitions, de sortir de ma « zone de confort ».

La fameuse fucking zone.

Et je sais, qu’au fond, les réponses au bonheur sont en moi. Mais je sens que pour les trouver, je dois être hors de cette zone de confort. Face à moi même, sans repère, les yeux et le cœur ouverts.

Alors c’est pour ça que je pars. Je pars en Inde, avec ma meilleure et pire alliée: moi même. Je pars trouver les réponses qui sont en moi, mais que je ne peux entendre en restant ici. Je pars vivre ma vie, écrire, photographier, rencontrer, partager, aimer, rire, pleurer, manger, cultiver, transformer, créer, filmer, embrasser le monde. Et moi-même.
D’où la perche à selfie. Comment immortaliser ces si doux moments sans ma petite tronche dessus? Impossible! Cet achat, c’est mon premier pas vers l’inconnu, hors de mes sentiers battus.

Ma première destination sera un ashram dans le sud de l’Inde.

Pas pour le côté religieux, entre nous, c’est pas mon délire. Mais pour la spiritualité plutôt. Pour une retraite de silence, méditative, yogative (ça se dit pas, mais on s’en fout), explorative. Pour les treks, pour l’atmosphère, pour les singes (mes animaux préférés!). Pour poursuivre ce chemin emprunté il y a 2 ans, pour approfondir cette pratique devenue quotidienne, pour m’ouvrir à la Terre entière. Ensuite, je poursuivrai mon périple à travers le pays, grâce aux belles rencontres et à l’intuition.

(note de moi-même: je coupe la partie descriptive du voyage parce que ça a évolué depuis et ça fera l’objet d’un article sur le blog d’Aéroports de Lyon)

Je sais ce que vous vous dites. L’Inde quand même, pour une fille toute seule, c’est pas un peu risqué? Je me suis renseignée, vous savez. J’ai des amies qui y sont parties, seules, et qui sont revenues pleines de belles choses. Mais pas de mauvais souvenirs ni de mauvaises rencontres. On se fait souvent une image négative de certains pays à cause des médias. J’ai envie de pouvoir réconforter ces femmes en besoin d’aventures, leur montrer que c’est possible, qu’on peut agir seule! Et que l’histoire n’en est que plus belle à raconter.

Alors que j’en suis au jour 1 de mon voyage, vous vous demandez probablement ce que j’attends de tout ça?
Chambouler ma vie? Réconforter mes certitudes? Trouver des réponses? Apporter un peu de sagesse? Rencontrer le bonheur?
Seul le temps répondra à ces questions.

J’ai appris que le bonheur n’est pas dans la destination, mais dans le chemin.

Alors poursuivons le, voulez-vous?


Et donc, si tout se passe comme prévu, je devrais partir juste après Noël pour 3 semaines.

Alors reste par là pour en savoir plus et lire mes aventures. Elles seront publiées sur le site d’Aéroports de Lyon (voici en exclusivité le lien: http://connectandfly.lyonaeroports.com)

Je te fais des bisous et te dis à très vite

ps: c’est un peu grâce à toi aussi si je pars. Alors merci de me lire et de m’avoir, d’une manière ou d’une autre, encouragée à continuer.

Fin de la séquence émotion!